- Cette semaine, j'ai...
commencé à boire du café. réalisé que je trouvais toujours ça infâme. poursuivi mon expérience tout de même. décrété qu'être adulte c'était boire du café le matin et du vin rouge au restaurant. conclu que même à 21 ans, j'étais toujours pas une grande. vu le boulot s'accumuler à l'université. vu le boulot s'accumuler au travail. eu envie de boire. beaucoup trop bu. battu mes records personnels de honte intergalactique. tenté d'assumer comme je pouvais. commencé les cours de boxe. pas vu le temps passer à un cours de sport pour la première fois de ma vie. décrété que tant que personne ne me pétait le nez, j'en ferais toutes les semaines. réalisé la portée de mon engagement quand j'ai mis 10 min à me lever le lendemain matin. recommencé à prendre quelques photos. eu des envies de chocolat chaud à la cannelle devant Love Actually. réalisé que oui, c'était vraiment la période de Noël malgré le manque de neige. pris conscience que mon découvert autorisé allait vraiment être utile pour les cadeaux. vu que j'avais déjà atteint le plafond. dit merde.
- Le mec de la semaine : l'égo-boost
Dans la typologie des mecs qui croisent mon chemin, il y en a un que j'appelle l'égo-boost. Ce dernier m'a été plutôt très utile cette semaine et c'est bien pour ça que j'ai décidé d'en parler. Prenons l'hypothèse que vendredi soir à la dernière minute on vous propose une fête et que, plutôt que passer votre soirée à mater le dernier Homeland avec votre père, vous décidez d'y aller. C'est drôle, c'est sympa, vous buvez un peu, beaucoup, beaucoup trop. Et là, vous faites des trucs débiles que franchement vous auriez aimé oublier dans un coma éthylique profond. Autant dire que le dimanche matin, vous envisagez sérieusement un dépistage du syndrome bipolaire. A chaque fois qu'on vous raconte une partie de la soirée, vous avez envie de vous cacher dans un trou et en plus, à voir les photos et vidéos qui arrivent en rafale sur facebook le lendemain matin, vous aviez la tenue et le sex-appeal d'une limace. Outch. C'est là qu'intervient le mec de la semaine. Au lieu de vous morfondre dans votre lit tout le dimanche, entre gueule de bois et "Non, j'ai pas fait ça?!", vous prenez votre courage à deux mains et quatre Doliprane et vous sortez votre meilleur remède. Monsieur Ego-Boost, c'est un mec à qui vous savez que vous plaisez, et avec qui vous savez qu'il ne se passera jamais rien. Ça peut être un mec maqué, un ami d'enfance, un ex, ou même votre cousin éloigné Paul qui vous tient toujours la jambe aux repas de Noël. Qu'importe, son intérêt à ce jeune homme, c'est que pour lui, vous n'êtes pas la meuf qui s'est enfilé 25 verres de vodka et a vomi dans tous les endroits possibles et inimaginables la veille, mais un espèce de Graal inaccessible. Et après quelques heures avec lui, vous vous sentez toujours mieux. Malgré les cernes de 15 km, il a réussi à dire que vous étiez resplendissante et qu'en plus, non, c'était pas bien grave vos déboires de la veille, vous deviez être trop mignonne. (Oui, vous avez supprimé les photos de facebook). Effectivement, parfois, vous avouez que vous en profiter un peu trop et que vous lui laissez miroiter que peut-être, un jour... Et puis non. Qui a dit que vous étiez vraiment une fille fréquentable ?
- La réflexion de la semaine : la pression de la liste
Hier, j'ai réalisé qu'il ne me restait plus que quatre ans pour réaliser l'intégralité de ma To-Do List de fille de 25 ans. Quand je l'ai rédigé, j'avais 19 ans et les 25 me paraissaient à des années lumières. De la même façon que quand j'avais 15 ans, j'imaginais être adulte à 18. Newsflash : non, ça n'arrive pas comme ça. J'aime les listes car je trouve qu'elles en disent toujours beaucoup sur les gens. Et aussi, parce que de manière générale, j'aime bien me mettre la pression et me donner des objectifs. Même si quelques détails ont changé en deux ans, que j'espère encore plus de choses aujourd'hui, je crois que je serais tout de même déçue si je n'arrive pas à devenir la fille que je décrivais. Après, si je remets les choses en perspective, je suis plutôt sur la bonne voie. Excepté les voyages que je remets toujours à plus tard, faute de temps ou d'argent, le fait que j'arrive même pas à trouver le temps pour écrire dans ce blog, et que la culture, faudrait franchement que je m'y mette. Je suis incollable en séries télé pourries mais je suis pas bien sûre que ça me mène très loin dans la vie. De toute façon, il me reste quatre ans, ça devrait être gérable non ?









